Chapitre 3  posté le dimanche 07 mai 2006 09:33

Blog de laprophetie : La prophétie du sorcier, Chapitre 3
Il faisait encore nuit. Elle était partie tôt, très pressée de le revoir. Elle avait été honteuse devant lui. De toute façon, elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle le revoie. Elle courut sur le chemin et s’infiltra dans la forêt. C’était réellement une magnifique femme. Sa beauté dans la nuit n’avait pas d’égal. Elle sautillait habilement sur le chemin pour éviter les obstacles au sol. Elle pensait de nouveau à ses rêves. Elle y mourrait aux côtés des siens et à côté de cet homme, justement. Qu’est ce qu’il y fichait, elle n’en savait rien. Qui il était non plus. Ce qu’elle savait en revanche c’est que la mort de son peuple se rapprochait. Ce qu’elle savait aussi c’est qu’ils avaient, elle et cet homme un rôle là dedans. Elle bondît sur le sentier de droite et continua son chemin en courant. Le jour se levait. Elle aperçut enfin la maison.

Erwann venait de se réveiller. Encore se fichu rêve, le même. Il avait revécu l’horrible scène où le sorcier et la reine mourraient et avait revu la beauté de son visage qui compensait les horreurs de ce qu’il se passait autour. Ce ne pouvait être une coïncidence ; deux fois le même rêve ! Depuis ses visions, rien ne tournait plus rond dans sa tête. D’ailleurs il se demanda si depuis la veille, tout n’était pas qu’un rêve. Il se leva, poussa la porte de la chambre et sortît. Jidah était déjà debout. Il avait veillé toute la nuit, au cas où d’autres diarts viendraient.
- Ca va ? Pas trop secoué par les récents événements ? demanda t-il
Malheureusement, c’était bel et bien réel, cette histoire ce dit Erwann qui espérait qu’elle ne fût qu’un rêve.
Une femme arrivait en courant depuis la vallée. Erwann et Jidah sortirent de la maison et la virent. Elle portait un vêtement bleu et un fourreau à sa ceinture. Elle accourue vers les deux jeunes hommes. Une femme superbe se présenta à eux. Elle était complètement épuisée. Elle était arrivée face à eux et n’avait pas encore levé la tête.
- Bonjour fit-elle en levant la tête et regarda les deux hommes.
A peine relevée, elle se ravisa et se prosterna au sol devant Jidah.
- Non, non ! Relevez vous dit-il gêné.
Erwann la reconnut, c’était la marchande qu’il avait vue la veille. Là, il était plus que paumé. Il ne comprenait plus rien. Il la regarda plus attentivement ;
- Tu as beaucoup de choses à m’expliquer Jidah !
Erwann regardait toujours la jeune femme. Elle avait environ son âge, environ vingt ans.
- C’est vrai, commençons par les présentations, Erwann je te présente…
Enfin, il la reconnut.
- Non, c’est…c’est impossible balbutia t-il
Il commença à pleurer. Ce fut la jeune femme qui parla.
- Ainsi, tu as aussi des visions devina t’elle. Je suis la reine de Guilinha.
Erwann pleura de plus bel. Non seulement à cause de la tristesse de ses visions qui lui présentait la mort de cette femme et de son peuple mais aussi car il venait de découvrir que ce peuple était aussi son propre peuple. Désormais, la reine le lui confirmait, sa vision se révélait réelle !
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Chapitre 3 (Suite)  posté le dimanche 07 mai 2006 23:18

Blog de laprophetie : La prophétie du sorcier, Chapitre 3 (Suite)
- Euh, là je ne suis plus…Où est le problème ? demanda Jidah
Jidah n’avait pas été mis au courant des songes de son frère. A travers ses émotions, Erwann dit :
- Si tu avais vu la cruauté telle que je l’ai vue tu pleurerais autant que moi. Voici la deuxième nuit que je fais un cauchemar, notre peuple va mourir Jidah !
- Calme toi, calme toi et expliques toi.
- J’ai vu…il reprît son souffle pour parler sans pleurer, j’ai vu notre peuple être massacré. Je n’ai pas cru à cette vision mais j’aurais dû.
La reine parla pour la seconde fois pour réconforter Erwann.
- Rien ne prouve que ces visions soient vrai jeune homme. Rien ne le prouve, tu sais la magie peut faire croire n’importe quoi. On ne connaît rien de ces visions. Ne tire pas de conclusions hâtives. Sèches tes larmes !
Elle avait raison. Ca ne voulait rien dire. Il avait vu une reine et s’était mis à pleurer. Ca n’avait aucun sens. Un rêve n’était rien d’autre qu’un rêve. Enfin, un rêve commun tout de même…
- Quelle est la raison de votre venue ici et que faites vous dans cet accoutrement ? demanda gentiment Jidah pour changer un peu de sujet.
- Ce que je fais ici ? C’est simple, je me suis éclipsée de mon royaume pour chercher de l’aide. Mon peuple est en danger, je le ressens dans la magie et mes songes le prouve. Mes rêves m’ont poussée à vous retrouvez.
Rien que ça, pensa Jidah.
- Comment ça ? Vous nous avez vu en rêve ? demanda Erwann
- Aussi clairement que je vous voie maintenant dit-elle en s’adressant à Erwann.
- C’est quoi cette histoire de rêve ? demanda Jidah.
Ce fût Erwann qui répondît.
- Je rêve d’une cité, envahies par…Des monstres sanguinaires et d’après la description des livres se sont…des…
- Des Raka’dun finit la reine.
Jidah tomba à la renverse.
-Co…Comment ??
- Oui, ensuite ma réaction de tout à l’heure devant la reine est dûe à…eh bien…la mort de…
- A ma mort. En fait, en passant mon nom est Lauryn.
Jidah était paumé.
- Mais rassurez moi, je vous en prie bontés divines que c’est une vision ! Une…
Mais…mais pourquoi venir nous chercher ?
- Jidah, vous êtes un grand sorcier. Vous avez déjà prouvé votre valeur plus d’une fois. Un des derniers sorciers vivants. Et votre frère…lui aussi. Enfin, une prophétie est en jeu.
Comment ça, « et votre frère » se dit Erwann.
- Mais…mais, les Raka’dun…Une prophétie ?!
- Vous avez combattus bien pire dit la reine sachant que d’était faux.
- Vous rigolez ? Les Raka’dun n’ont pas fait surface depuis des siècles. Jamais je n’en ai combattu et jamais je n’ai combattu pire que cela. Quand a mon frère…
- Il serait peut être temps de lui le dire, vous ne croyez pas ? Je l’ai vu, ne lui mentez pas.
 Alors là, Erwann ne comprenait plus rien. Il était très gêné. Les deux personnes parlaient comme si il n’était pas là. Il ne connaissait rien à la magie. Maintenant, il commençait à comprendre Jidah, la magie était une énorme source se problèmes. Mais qu’est ce que c’était que cette histoire de prophétie ?  Et lui, il foutait quoi dans tout ça ?
- Expliquez-moi ! Cessez de m’ignorez dit fermement Erwann.
- Ainsi, je ne t’aurais pas protégé aussi longtemps que je pensais pouvoir le faire. Erwann, je suis le dernier sorcier mais me dira tu, Lauryn à dit tout à l’heure un des derniers. Et le dernier et bien…c’est toi.
Ca fichu un coup à Erwann
- Le dernier sorcier avec moi à avoir le vrai don. Beaucoup de sorciers l’ont appris avec le temps. Toi ça t’en prendra mais tu y arriveras sans trop de problèmes. Je souhaitais t’éloigner de tout ça, petit frère.
- Mais…mais, je ne comprends pas. Je n’ai jamais eu de pouvoir surnaturels ni quoi que ce soit.    
- Et tes visions, tu en fais quoi ? Je sais que tu as toujours eu ces satanés visions. Tous les sorciers en ont et tu m’en as raconté un bon paquet, enfant. Mais ce n’est qu’une infime partie de ton pouvoir.
Erwann réfléchit quelques instants.
- Et que fais tu de Lauryn ? Elle aussi a eu des visions.
La reine prit la parole, gênée.
- Moi, ce n’est pas pareil. Disons que c’est spécial. La vision est venue sous forme de prophétie. Je n’ai jamais vu le massacre de mon peuple. Seule une phrase m’apparaît.
- Et quelle est-elle ? demanda Erwann
- Elle dit ceci mais je ne l’ai pas encore entièrement déchiffrée : « Avec le néant et les Raka’dun, tombera le peuple blanc et sa reine car... ». Et cela s’arrête là. Je ne vois pas la suite. Le peuple blanc est celui de Guilinha ainsi appelé pour le bien qu’il donna tout au long de son histoire.
C’en était trop. Erwann poussa un énorme cri de rage. En deux minutes, top chrono, il avait appris que son peuple était une proie en sursis et qu’il était le dernier des sorciers, incapables ne serait-ce que de soigner une des plus légères plaies. Il s'effondra dans les bras de son frère.
- Je sais, dit Jidah. Ton passé t’a rattrapé. Je m’en veux tellement mais c’était la seule façon de te protéger. Désormais, mon seul rôle sera de te former.
Enfin une bonne nouvelle, Jidah resterait à ses cotés.
Il détestait la magie désormais. Par-dessus tout ! Il avait entendu plus de mauvaises nouvelles en deux minutes que dans toute sa vie à cause d’elle.
- Désormais, Erwann, moi et Lauryn sommes à tes ordres. Tu es notre seule chance
- Qu…Quoi ? !
- Tu refuses ? Une reine et un sorcier qui se dévouent, c’est pas tous les jours ! dit Lauryn en souriant.
- Mais…mais je n’ai aucun pouvoir, aucun objectif…Pourquoi suis-je votre seule chance ?
- Les pouvoirs, cela viendra dit Jidah. En tant que sorcier tu seras probablement très puissant.
- Et tu es notre seule chance, continua Lauryn, car toi seul peut combattre le…
- Non ! dit Jidah. Il n’est pas prêt pour cela.
- Il faut le lui dire. Elle hésite puis dit : Tu es le seul à pouvoir combattre le seigneur des ténèbres.
Erwann en prit encore un coup. Il revit le personnage noir de ses rêves.
- Il est dit que seul le plus grand des sorciers peut vaincre le seigneur noir nommé Kinha
- Et bien vous êtes mal tombés souffla Erwann.

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Chapitre 3 (Suite)  posté le lundi 08 mai 2006 08:50

Blog de laprophetie : La prophétie du sorcier, Chapitre 3 (Suite)
- Notre quête est définie. Kinha est le plus grand ennemi que nous n’ayons jamais connu. Il tue sans pitié, enfants, femmes, hommes. Aucune distinction pour lui. Il te recherche sûrement activement maintenant. Il cherchera à te nuire par tous les moyens.
- Lauryn ne sait pas tout Erwann, continua Jidah. Je vais te conter un bout de ma véritable histoire. Comme tu le sais depuis peu, je suis un sorcier. Mon ordre, « L’ordre des Sorciers », a été détruit par ce monstre ! Les sorciers essayèrent de le tuer. Tous se liguèrent contre lui, amis, ennemis, tous pour le vaincre mais il les tua tous.
Sa donnait la chair de poule à Erwann. Comment avait-il pu tomber dans cette histoire ? Jidah continua.
- Il tua les sorciers les uns après les autres dont…Fenilhan. Notre bon vieil oncle savait que tu étais le sorcier dont la destinée serait de détruire le mal. En fait, c’était le chef de l’ordre. Tu n’as jamais su comment il est mort, n’est pas ? Il est mort pour te sauver, il s’est sacrifié. C’était le seul à pouvoir retenir Kinha. Il avait vu succomber tous ses amis. Il usa de toute sa force lors d’un combat. Je t’ai dit que certains sorts utilisaient tant d’énergie que le sorcier succombait, mort essoufflé. Ton oncle était le seul à savoir invoquer une « Barrière de force » assez puissante pour retenir le seigneur noir quelques temps. Ton oncle mourut dignement et je jura de te protéger. Voilà pourquoi depuis tout ce temps je t’éloigne de la magie. Malheureusement, comme il était prévu, Kinha a trouvé le moyen de remédier à ce sort. Ce sort t’a simplement permit de survivre jusque là.
Erwann pleurait. Son oncle l’avait sauvé…en vain.
- Mais ton oncle savait que ce n’était pas vain dit il comme si il lisait dans ses pensées.
- Comment le seigneur noir a t’il pu faire autant de mal ?
- Les limites de ses pouvoirs sont énormes. Si tu préfères, son capital d’énergie est largement supérieur au mien.
Ou au mien se dit Erwann. Lui, ne connaissait pas un seul sort et encore moins ses limites. La reine se remit à parler.
- En tout cas, ce que l’on sait désormais c’est que quoi qu’il arrive, tu es notre seul espoir. Les sbires du seigneur noir arriveront bientôt. Tu seras vite découvert.
- Il l’est déjà dit Jidah.
- Le diart conclu Erwann. Le diart était au service de l’empereur du mal.
- Exact.
Il résuma l’histoire de la veille à la reine.
- Dans ce cas nous devons partir le plus vite possible dit-elle.
Erwann prit son courage à deux mains pour parler.
- Ainsi, mes amis, nous voyagerons ensemble pour détruire le mal, sauver notre peuple et venger mon oncle.
- Alors, là, je te suit tout de suite ! dit Jidah avec un grand sourire.
Erwann réfléchit.
- Il faut que l’on parte, immédiatement. Un autre groupe de diart arrivera bientôt.
- Tu as raison mais il nous faut d’abord nous équiper dit Jidah.
La jeune reine était venue un arc sur le dos. Déjà totalement équipée, elle attendit les deux jeunes hommes, rentrés dans leur maison, partis chercher leur équipement.
Ils se dirigèrent vers un coffre.
- Tu te rappelles, Erwann, je t’ai toujours dit de ne jamais ouvrir ce coffre.
Il ouvrit le coffre et pris une épée assez simple qu’il ceintura à sa taille. Il sortit ensuite une seconde épée et son fourreau, l’offrant à son frère.
- Je t’ai racontée l’histoire de la rune que je n’étais jamais sensé obtenir. Et bien, la voici.
- Alors tu as tué tout les diarts.
- Oui, à l’époque malgré mon jeune âge, j’étais un sorcier compétent.
- Et tu n’as donc jamais été un guerrier et tu n’as jamais été banni.
- Si, sur ce point, je disais la vérité. J’ai bel et bien été banni.
- Je ne comprends pas. Tu avais l ‘épée mais…
- Mais mes compagnons guerriers n’ont jamais eu l’honneur de la voir. Fenihlan m’a ordonné de la garder pour toi, connaissant ton identité. Je l’ai toujours gardé dans ce coffre.
- Mais il n’y a aucune protection.
- Détrompe-toi. Ce coffre est magique, seul un excellant sorcier peut l’ouvrir. Simplement, la magie est parfois invisible. Tire là de son fourreau ! dit-il voyant qu’ Erwann était impatient de voir l’arme.
Lorsque Erwann sortit l’épée, il fût fasciné. Parfaitement à sa taille et un poids parfaitement réparti, la lame étincelait. Son métal était plus pur que de l’or et sa pointe plus mortelle qu’aucune autre. Une épée parfaite ! Il la tourna dans tout les sens, essaya même quelques attaques dans le vide. Il ne connaissait pas l’escrime.
- Jidah, je…je n’ai jamais manié l’épée.
Il ne maniait que la dague qu’il avait d’ailleurs oubliée lors du combat contre le diart.
- Tu apprendras ! Tout comme le reste. Une magnifique aventure les attendait.
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