Prologue  posté le vendredi 05 mai 2006 12:05

Blog de laprophetie : La prophétie du sorcier, Prologue

La vision était très floue. Cependant, on entendait très bien le vacarme des lames qui s’entrechoquaient, des flammes qui crépitaient et des flèches qui sifflaient dans le vent. Enfin, on commençait à y voir quelque chose. On remarquait un bataillon de soldat…De soldats ?  Non. C’était des monstres. Le chef du groupe menait ses troupes de l’avant. Il n’était pas comme les autres. Lui n’était pas un monstre mais ressemblait à une ombre, plus sombre que la nuit même. Sa tête et son corps étaient cachés par un simple habit noir, entièrement noir. Seuls d’horribles yeux jaunes étaient visibles, reluisant et terrifiants.
- A mort ! Tuez tous les hommes que vous verrez, n’ayez aucune pitié ! Cria t’il.
Une voix glaciale dans laquelle on ne percevait qu’obscurité et mal absolu.
- A mort ! Reprirent les troupes en cœur d’une seule voix. 
L’image se précisait et ce n’était pas de simples monstres, loin de là : des Raka’dun. Des Raka’dun sur un champ de bataille, proches d’une immense et magnifique cité en ruines et en flammes. Les Raka’dun progressaient à une allure folle, submergeant les bataillons d’hommes. Et leur chef : Le seigneur des ténèbres en personne.  Ils se trouvaient à quelques centaines de mètres de la cité. Aux alentours, tout n’était que mort et désespoir. Il ne restait que peu d’âmes vivantes. La bataille avait fait rage toute la journée.
Soudain, un bataillon d’homme arriva vers les Raka’dun. Les créatures – si on pouvait les nommer ainsi – s’écartèrent en deux et les hommes furent pris au piège. Ils combattirent comme ils le pouvaient mais ils avaient compris qu’ils n’avaient aucune chance. Ils étaient tués ; beaucoup, transpercés par les flèches des Raka’dun en retrait. D’excellant guerriers et d’excellant archers aussi. Les Raka’dun étaient bel et bien réputés pour être les meilleures guerriers au monde et surtout les pires ennemis imaginables. Quelques hommes restants étaient encore en vie. Un des survivants réagît.
- Repliez-vous ! Tous aux portes! Cria une voix d’homme à travers le tumulte général.
Quelques hommes se replièrent, les autres malheureux qui n’avaient rien entendu à cause du boucan se firent tuer, tranchés par l’épée de l’un, transpercés par la flèche d’un autre. Quelques secondes suffirent au massacre. Un massacre ; c’était bel et bien le mot approprié. Les cadavres jonchaient le sol. Ils subissaient d’énormes pertes et bientôt les Raka’dun arriveraient aux portes du palais.
Le petit groupe n’eu pas le temps d’arriver aux portes. Il envoya une dernière attaque désespérée. Un homme courageux lança :
- Pour la reine ! Battez-vous pour votre peuple !
Des sorciers apparurent depuis le camp ennemi. Certains hommes restèrent en retrait à leur apparition. La peur de mourir et la puissance des sorciers étaient de trop pour eux. Les autres continuèrent vers leur fin. Tous auraient finalement préféré périr à l’assaut précédent car ils moururent dans d’atroces souffrances, brûlés vifs par les boules de feu des sorciers ennemis qui arrivaient maintenant en nombre. Ceux qui n’avaient pas bougé se firent aussi tué quelques instants après avoir essayé de fuir. Il n’y eu aucun survivant et n’y en aurait surement point.
Les hommes n’avaient vraiment rien pu faire. Les troupes ennemies étaient arrivées si vite… L’horrible spectacle avait duré toute la journée et durait encore. Les femmes, les enfants, tous y passaient. Certains préférèrent même se suicider devant l’horreur, préférant leur mort à la vision d’une guerre perdue d’avance où leurs amis et leurs frères d’armes tombaient un à un.
Les Raka’dun avaient commencés par bombarder la cité à distance. Puis, les flemmes des feux qu’ils avaient allumés à l’aide de nombreux projectiles avaient tout ravagé. Ensuite le combat s’était déroulé autour de la cité. Les Raka’dun forçaient le passage pour entrer depuis le matin et ils arriveraient bientôt à leur fin.
Ils continuaient maintenant leur marche vers la victoire.
Ils arrivaient aux portes ! Il fallait protéger les portes de la cité à tout prix. Les archers humains qui étaient sur les murs – ce qu’il en restait – firent siffler leurs flèches en direction de l’ennemi.
 - Tuez les archers ! Cria le seigneur des ténèbres.
Les Raka’dun étaient tout ce qu’il y’avait de plus horrible. Pour eux, la pitié, la peur, l’amour et bien d’autres sentiments n’existaient pas. Physiquement ils étaient immenses, portaient de longues cottes de mailles et de puissantes et immenses épées. Des monstres profondément terrifiants et la vision du seigneur des ténèbres était, elle aussi terrifiante. En fait, il ressemblait à la mort même. Il avait tué certains faibles de la cité simplement en les regardant de ses profonds yeux jaunes.


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Prologue (Suite)  posté le vendredi 05 mai 2006 12:05

Blog de laprophetie : La prophétie du sorcier, Prologue (Suite)
Les archers furent tués en quelques secondes. Certains s’étaient enfuis mais ça ne faisait que retarder leur mort de toute façon.
- Avancez, nous devons passer les portes ! Cria l’un des monstres apparemment supérieur dans la hiérarchie.
Les monstres avançaient rapidement malgré le magnifique combat des hommes qui étaient en difficulté à cause de leur infériorité numérique. Ils ne devaient pas passer les portes ! Il fallait protéger la reine. Quelques uns étaient courageux même connaissant l’issue du combat mais la plupart étaient réellement terrifiés. Dire qu’ils n’étaient pas courageux était faux car ils avaient déjà combattu de puissants ennemis mais ceux-ci étaient très largement supérieurs.
Les hommes avaient été submergés par le nombre. Les troupes des Raka’dun étaient arrivées au lever du soleil – Un soleil rouge sang qui fut le dernier pour bon nombre d’hommes – et avaient très vite progressés dans leurs rangs. Leur peuple était pourtant très fort, leur défense jugée infaillible, aucun ennemi jusque là n’avait traversé leurs lignes. Mais cette attaque fut différente. Les Raka’dun jouaient avec un atout qui leur suffiraient à remporter cette victoire : La terreur. Cela changeait la donne de la bataille. L’immense cité des hommes où se déroulait la bataille n’était maintenant plus qu’un tas de décombres. Les tours extérieures avaient été détruites, les murs étaient tombés en miettes et les Raka’dun n’avait maintenant aucun mal à pénétrer dans l’enceinte de la cité. Tellement d’hommes étaient tombés…
Les Raka’dun tuèrent les derniers survivants devant les portes. Les sorciers qui suivaient le groupe n’eurent aucun mal à les faire voler en éclats en invoquant de simples boules de feu. Comment avaient t’ils pu rejoindre les forces maléfiques ? Tout était perdu. Les monstres crièrent de triomphe mais le seigneur du mal les interrompit dans leur acte.
- Ne vous arrêtez pas ! Attaquez ou mourrez.
Ils entrèrent dans la cité et ne négligèrent aucun homme. Ils déblayèrent le terrain en quelques secondes.
    Ils continuèrent d’avancer. Dans les rues de la cité, il ne restait pas grand monde. Un ou deux minuscule bataillons s’opposèrent et les Raka’dun les tuèrent en un instant. Enfin, ils entraient au cœur même de la cité. Ils avançaient rapidement vers le bâtiment central. Cette fois ci, aucun homme ne s’opposa. Tous avaient fuis. Le puissant groupe continua jusqu'à de nouvelles portes qui furent une nouvelle fois détruites. Ils étaient arrivés. Maintenant si proches du but !
- Tuez les ! Prenez le hall! Beugla l’incarnation du mal.
Quelques hommes étaient encore présents.
La bataille semblait terminée. Le magnifique décor du matin était devenu sombre comme les ténèbres. Tant de morts et d’horreurs…
- Tuez les tous, jusqu’au dernier ! Beugla t’il à nouveau.
Un cor sonna, annonçant la très prochaine victoire des Raka’dun. Les immenses guerriers Raka’dun munis de leurs arcs et de leurs épées pénétrèrent dans la cité même ; dans un gigantesque et fantastique couloir, immensément haut et magnifiquement décoré de blanc.
Les monstres décapitèrent et tranchèrent avec aisance. Quelques renforts arrivèrent aux côtés des hommes mais trop peu pour repousser l’ennemi. Le couloir, fut couvert de sang de long en large.
            - Battez vous pour vos vies et votre honneur, cria un homme enragé en plein combat.
Ce dernier se fit transpercer quelques instants plus tard par l’épée d’un des monstres.
- L’honneur n’est rien, seule la victoire compte lui dit t’il, en le regardant méprisamment pendant qu’il crevait.
Le petit groupe de résistants fût vite achevé même si les hommes avaient combattu comme des rois l’auraient fait. Ils étaient de la garde impériale. Les derniers soldats de la cité. Ceux-ci maniaient très bien l’épée et firent tous ce qui était en leur pouvoir pour sauver – ou du moins aider- leur peuple mais cela ne suffît pas à repousser l’ennemi.
Les vainqueurs crièrent de triomphe.
- Maintenant, la reine va souffrir…souffla le chef pour lui-même.
Les Raka’dun avaient gagnés. Avec peu d’honneur certes ; beaucoup plus nombreux et surtout monstrueux dans leurs actes. Pour ce peuple de l’ombre et des ténèbres, l’honneur n’était rien, seule la victoire comptait, c’était leur devise. Après la bataille, ils tueraient les prisonniers et se feraient un malin plaisir à les faire souffrir. Et ils violeraient sûrement les femmes. De vraies bêtes assoiffées de sang, de pouvoir et de domination.
Enfin, ils arrivèrent au but, le centre de la cité. Les monstres se divisèrent une nouvelle fois pour attaquer. La reine était enfin à leur portée, face à eux, impassible ! Quel magnifique visage elle avait. Elle semblait très puissante malgré son corps plutôt frêle. Elle aussi était effrayée, cela se voyait à ses yeux. Elle se mit à pleurer. Elle portait un arc dans ses mains. Elle le banda d’une flèche à une telle vitesse que l’ennemi touché par celle-ci ne comprit pas de quoi il mourut. Quelques uns de ses meilleurs hommes et un sorcier la protégeait. Ce dernier, était armé d’une épée rougeoyante, il envoya des boules et des pluies de feu et autres sorts mortels ainsi que des coups d’épée à destination des Raka’dun qui attaquaient désormais. Il déchaîna son pouvoir comme jamais. Ils allaient se faire tuer dans les secondes qui suivaient c’était sur. Quelle impression de déjà vu ! Le sorcier ressemblait vraiment à…
La vision s’arrêta net. Seul un texte très flou apparu. Mais le sorcier n’était-ce pas…
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