Erwann et ses deux
compagnons mirent en tas le bois. Jidah se concentra une petite
seconde, leva le bras et une simple étincelle en sorti. Les
bouts de bois prirent immédiatement feu et bientôt un
brasier très réconfortant se donnait à eux.
Jidah sorti quelques provisions de son sac. Ils mangèrent un
peu de pain en parlant du parcours qu’il restait à
faire et du chemin qu’ils prendraient. Ils devraient faire un
détour vers l’ouest.
- Pourquoi faire un si grand détour ? Pourquoi ne pas passer
par là ? demanda Erwann montrant un plus court chemin sur la
carte que Jidah avait sorti de ses affaires.
- Jamais nous ne passeront par là ! C’est au-dessus
des forces d’un sorcier. C’est le Pic du Tourment.
Effectivement, le « Pic » en question
n’était pas une montagne mais un raccordement de deux
chemins en forme de pic.
- Qu’est ce qu’il se trouve à cette intersection
?
- Personne ne le sait. Enfin, peut être que quelqu’un
le sait mais…ce quelqu’un est mort si tel est le
cas.
- Alors nous n’iront pas vérifier finit Erwann.
- Bonne résolution assura Lauryn.
Quelques minutes silencieuses suivirent. Le feu vint couper le
silence. Il crépitait férocement maintenant. Lauryn
s’était même écartée un peu afin
de pouvoir soutenir la chaleur.
- Et maintenant ? demanda soudain Erwann, très calme.
Jidah redoutait la question.
- Maintenant…nous accompliront notre devoir. Quoique soit
l’issue de notre histoire. Je sais qu’en toi
réside un grand pouvoir Erwann. Mon rôle est de te
guider. Si seulement je n’étais pas ton
frère…ce serait peut-être plus facile.
Jidah versa une larme.
- Je suis tellement désolé ! Emmener son frère
dans un combat qui sera probablement perdu et qui l’est
peut-être déjà…Il se stoppa quelques
secondes puis reprit.
- Je suis fort Erwann et tu l’est bien plus que moi, tu le
sauras bien assez tôt si tu ne le sais pas encore. Et
pourtant, je doute. Plus que jamais.
Il versa une seconde larme.
- Ne perdez pas espoir dit Lauryn pour réconforter les deux
jeunes hommes.
Elle compatissait à leur malheur. Le poids du pouvoir
était tombé sur Erwann tout comme sur elle
lorsqu’elle était devenue reine peu après la
mort de ses parents.
Chapitre 5 posté le dimanche 21 mai 2006 11:40
Chapitre 5 (Suite) posté le mardi 23 mai 2006 07:06
Suite
à cette conversation, ils décidèrent un tour
de veille.
- Je veillerais entre vous deux dit Lauryn. Réveillez-moi quand ce sera mon tour.
- D’accord alors je commence, repose toi Erwann dit Jidah.
Lauryn mit quelques minutes à s’endormir. Erwann eut plus de mal à trouver le sommeil. Cela pouvait se comprendre. Une fois ses compagnons endormis, Jidah qui était resté assis s’éloigna un peu et posa son dos contre un chêne au bord de la clairière. Il réfléchit longuement sur l’aventure qu’ils allaient vivre dans laquelle il avait embarqué son frère. Il s’en voulait vraiment. Et Erwann qui croyait qu’il s’en irait. Il aurait mieux fallu finalement, mieux fallu qu’il parte, mieux fallu qu’il évite cela à son frère, mieux fallu qu’il ne fût jamais un sorcier. Il se remit à pleurer. Rare étaient ses moments de faiblesse mais il connaissait son ennemi et Jidah avançait à l’aveugle vers une mort probable. Il pleura un long moment.
Soudain, il se leva et sorti rageusement son épée. On les épiait, il en était sûr. Il se concentra, ferma les yeux et chercha sa cible mentalement comme tout sorcier l’aurait fait. Après quelques secondes, il repéra son ennemi : En face d’Erwann et Lauryn. Il se concentra une nouvelle fois, leva son épée et courra de toutes ses forces vers son ennemi. Aucune autre créature ne les attaquerait. Il le pressentait, enfin ; il le savait.
Le matin se leva et Erwann se réveilla. Encore ce fichu cauchemar ! Il revoyait une nouvelle fois mourir Lauryn et le sorcier. Le texte à la fin de la vision n’était toujours pas déchiffré. Il leva les yeux, remarqua qu’il faisait jour. Il aurait dû être réveillé bien avant. Lauryn, elle aussi dormait encore. Il regarda autour de lui. Où était Jidah ?
- Lauryn, réveillez – vous !
La jeune femme se réveilla rapidement. Erwann commençait à paniquer.
- Ou est-il ? Mais qu’est ce qu’il fiche encore ?
Ils firent un point, ni lui ni Lauryn n’avait été réveillé pour veiller.
- Ca ne présage rien de bon. On part tout de suite à sa recherche.
Elle empoigna son arc, posé au sol et l’enfourcha sur son dos. Au réveil, elle était toujours aussi superbe. Ils se regardèrent. Erwann fût un instant omis du monde, plongé dans ses yeux. Son cœur battait. Il détourna enfin le regard, prît ses affaires et mis son fourreau et son épée en place.
Ils n’eurent pas le temps de partir qu’enfin Jidah se montrait. Il accourrait vers eux. Il arriva quelque peu essoufflé.
- Tu compte encore nous faire peur comme ça grand frère ? dit Erwann, son frère pourtant à peine arrivé.
- Désolé Erwann.
- Par les esprits mais que faisais tu ? On s’est fait peur !
- On ne va pas attendre. On part immédiatement. Je vous raconte ça en chemin.
Ils partirent dans la même direction que la veille. Jidah commença son récit dès que le groupe fut parti.
- Cette nuit, alors que je veillais, j’ai senti une présence hostile. Je savais que ce serait la seule qui viendrait dans la clairière cette nuit. Ne me demandez pas comment, les sorciers sont tous bizarres !
- Tu insinue donc que je suis bizarre dit immédiatement Erwann, un sourire sur les lèvres.
- Et bien…
Jidah ne termina pas sa phrase. Ils se mirent à rire. Que c’était bon se dit Erwann. Tant de bien ! Ca dura quelques instants.
- Bon…dit Jidah encore en train de rire. On en revient au sérieux.
Dommage. Erwann et Lauryn s’arrêtèrent de rire et tendirent l’oreille.
- Comme je disais, j’ai ressenti une présence maléfique. Je me suis levé et suis parti à toute vitesse. C’était sans compter la vitesse de la créature. Je l’ai poursuivis plusieurs heures en vain. Et j’ai compris où elle m’amenait ; c’était un piège. Elle m’avait rabattue sur un petit groupe de diarts. Trois exactement.
Erwann s’étonna d’entendre le nom mais surtout le nombre des monstres. Jidah lui avait dit que les diarts se déplaçaient rarement en groupe sauf pour les « grandes occasions » si on pouvait le dire comme cela.
- Je suis tombé assez soudainement dessus. Mais préparé, je pouvais les combattre. Ce que je fit. Après un long combat, j’ai vaincu mes adversaires. Mais je crois que tellement j’avais utilisé de force, je me suis évanoui, rongé par l’épuisement. C’est pour cela que j’arrive si tard ici. J’ai dû rester comme ça pas mal de temps et la fatigue encore présente m’a ralentie. Mon histoire n’est pas très importante. En revanche…le fait que des diarts soit déjà présents pour nous attaquer est très important et plutôt déroutant. Cela prouve que l’ennemi sera en place rapidement et qu’il faut l’être encore plus qu’eux.
- Je veillerais entre vous deux dit Lauryn. Réveillez-moi quand ce sera mon tour.
- D’accord alors je commence, repose toi Erwann dit Jidah.
Lauryn mit quelques minutes à s’endormir. Erwann eut plus de mal à trouver le sommeil. Cela pouvait se comprendre. Une fois ses compagnons endormis, Jidah qui était resté assis s’éloigna un peu et posa son dos contre un chêne au bord de la clairière. Il réfléchit longuement sur l’aventure qu’ils allaient vivre dans laquelle il avait embarqué son frère. Il s’en voulait vraiment. Et Erwann qui croyait qu’il s’en irait. Il aurait mieux fallu finalement, mieux fallu qu’il parte, mieux fallu qu’il évite cela à son frère, mieux fallu qu’il ne fût jamais un sorcier. Il se remit à pleurer. Rare étaient ses moments de faiblesse mais il connaissait son ennemi et Jidah avançait à l’aveugle vers une mort probable. Il pleura un long moment.
Soudain, il se leva et sorti rageusement son épée. On les épiait, il en était sûr. Il se concentra, ferma les yeux et chercha sa cible mentalement comme tout sorcier l’aurait fait. Après quelques secondes, il repéra son ennemi : En face d’Erwann et Lauryn. Il se concentra une nouvelle fois, leva son épée et courra de toutes ses forces vers son ennemi. Aucune autre créature ne les attaquerait. Il le pressentait, enfin ; il le savait.
Le matin se leva et Erwann se réveilla. Encore ce fichu cauchemar ! Il revoyait une nouvelle fois mourir Lauryn et le sorcier. Le texte à la fin de la vision n’était toujours pas déchiffré. Il leva les yeux, remarqua qu’il faisait jour. Il aurait dû être réveillé bien avant. Lauryn, elle aussi dormait encore. Il regarda autour de lui. Où était Jidah ?
- Lauryn, réveillez – vous !
La jeune femme se réveilla rapidement. Erwann commençait à paniquer.
- Ou est-il ? Mais qu’est ce qu’il fiche encore ?
Ils firent un point, ni lui ni Lauryn n’avait été réveillé pour veiller.
- Ca ne présage rien de bon. On part tout de suite à sa recherche.
Elle empoigna son arc, posé au sol et l’enfourcha sur son dos. Au réveil, elle était toujours aussi superbe. Ils se regardèrent. Erwann fût un instant omis du monde, plongé dans ses yeux. Son cœur battait. Il détourna enfin le regard, prît ses affaires et mis son fourreau et son épée en place.
Ils n’eurent pas le temps de partir qu’enfin Jidah se montrait. Il accourrait vers eux. Il arriva quelque peu essoufflé.
- Tu compte encore nous faire peur comme ça grand frère ? dit Erwann, son frère pourtant à peine arrivé.
- Désolé Erwann.
- Par les esprits mais que faisais tu ? On s’est fait peur !
- On ne va pas attendre. On part immédiatement. Je vous raconte ça en chemin.
Ils partirent dans la même direction que la veille. Jidah commença son récit dès que le groupe fut parti.
- Cette nuit, alors que je veillais, j’ai senti une présence hostile. Je savais que ce serait la seule qui viendrait dans la clairière cette nuit. Ne me demandez pas comment, les sorciers sont tous bizarres !
- Tu insinue donc que je suis bizarre dit immédiatement Erwann, un sourire sur les lèvres.
- Et bien…
Jidah ne termina pas sa phrase. Ils se mirent à rire. Que c’était bon se dit Erwann. Tant de bien ! Ca dura quelques instants.
- Bon…dit Jidah encore en train de rire. On en revient au sérieux.
Dommage. Erwann et Lauryn s’arrêtèrent de rire et tendirent l’oreille.
- Comme je disais, j’ai ressenti une présence maléfique. Je me suis levé et suis parti à toute vitesse. C’était sans compter la vitesse de la créature. Je l’ai poursuivis plusieurs heures en vain. Et j’ai compris où elle m’amenait ; c’était un piège. Elle m’avait rabattue sur un petit groupe de diarts. Trois exactement.
Erwann s’étonna d’entendre le nom mais surtout le nombre des monstres. Jidah lui avait dit que les diarts se déplaçaient rarement en groupe sauf pour les « grandes occasions » si on pouvait le dire comme cela.
- Je suis tombé assez soudainement dessus. Mais préparé, je pouvais les combattre. Ce que je fit. Après un long combat, j’ai vaincu mes adversaires. Mais je crois que tellement j’avais utilisé de force, je me suis évanoui, rongé par l’épuisement. C’est pour cela que j’arrive si tard ici. J’ai dû rester comme ça pas mal de temps et la fatigue encore présente m’a ralentie. Mon histoire n’est pas très importante. En revanche…le fait que des diarts soit déjà présents pour nous attaquer est très important et plutôt déroutant. Cela prouve que l’ennemi sera en place rapidement et qu’il faut l’être encore plus qu’eux.
Chapitre 5 (Suite) posté le vendredi 02 juin 2006 08:20
Voici la
suite ^^
Ils arrivaient au bout de la forêt où se trouvait la clairière. Quelques pas de plus vers la ville de Zanik, leur objectif.
- Il a raison dit Lauryn. Il va falloir être plus rapide. On essayera de dormir un minimum. On forcera le pas. Il le faut ajouta t’elle.
Ils sortaient enfin de la forêt et tombèrent sur un paysage beaucoup plus morne et sombre que le précédent. Le temps se dégradait et ça posait un réel problème. Caché par les arbres, le ciel ne s’était pas dévoilé. Au dehors, en revanche, le ciel était gris presque blanc, un temps très orageux. La pluie allait sûrement leur mettre des bâtons dans les roues, une bonne raison pour avancer plus vite.
Ils entreprirent de descendre la vallée. Il y’avait un bien plus fort dénivelé qu’à leur entrée dans la forêt. La pente à leurs pieds était vraiment très abrupte et assez longue.
Ils commencèrent à descendre, lentement en faisant attention. Lauryn qui était pourtant habillée de sa longue robe, eut peu de difficultés pour descendre. Elle était vraiment très habile. Elle évita si aisément les cailloux et les autres nombreux obstacles qu’Erwann en fût bouche bée. Comme il l’avait déjà pensé, c’était une femme hors du commun. En fait, bien plus qu’il ne le pensait.
Ils mirent quelques temps à descendre. Ils firent attention à ne pas chuter, quitte à s’aider des mains pour prendre appui sur la pente. Erwann était un peu en retrait. Il avait pourtant l’habitude de marcher mais Jidah et Lauryn étaient bien plus aptes aux longs voyages. Malgré la fatigue qu’Erwann accumulait, il ne cessait de réfléchir aux pourquoi et aux comment à propos d’un grand nombres de sujets. Enfin, tous arrivés ; Erwann quelques minutes après ses compagnons, le groupe fit une pause. Ils mangèrent un peu et réfléchirent au chemin à prendre sur la carte que Lauryn avait sortie. Le temps était véritablement pourri se dit Erwann. - Je pense qu’on passera par ici. Puis on s’arrêtera là dit-elle en montrant un dessin de marécages sur la carte.
- Pourquoi s’arrêter ici ? C’est une contrée dangereuse, vous le savez aussi bien que moi. Les marécages ne feront que nous ralentir et nous mettre en danger.
Erwann s’éloigna un peu. Il ne décidait pas du chemin. Simplement car il ne le connaissait pas.
- On pourra s’y arrêter. J’y connais quelqu’un qui pourra nous accueillir une nuit. Un bon lit ne nous fera pas de mal. De plus, elle pourrait nous donner des informations.
- Quel genre d’information ? demanda Erwann revenu dans la conversation qui le concernait maintenant.
Elle ne répondit pas exactement à sa question.
- Et bien…la personne en question…et bien c’est une…voyante finit t-elle.
- Quoi ? dit Jidah plus haut et fort qu’il ne l’aurait voulu. Chez une voyante ?
Il se rappelait sa dernière rencontre avec une voyante. Ca s’était très mal terminé. Comme d’habitude avec ces personnes. Après un silence il continua.
- Etes vous folle ? dit-il plus calmement pour pas paraître méchant. Vous savez aussi bien que moi…
Erwann se dit qu’il devait intervenir. Guerroyer ne les mènerait à rien. Il coupa son frère
- Stop ! On se clame. Lauryn, nous suivrons votre route. Je vous fait confiance et pour l’instant vous êtes la plus apte à nous faire voyager ici. De plus comme vous le dites, on pourra en tirer des informations.
- Je sais qu’elle nous aidera. Disons qu’elle m’est…redevable.
Jidah prit un air dépité. Redevable…Ca présageait vraiment rien de bon. Une voyante n’était redevable qu’à elle-même. Il prit tout de même la parole.
- Tu feras un excellant sorcier dit très sérieusement Jidah à son frère. Tu sais prendre des initiatives. C’est une qualité qu’on ne peut négliger.
Il s’arrêta quelques instants.
- Cependant, je ne suis pas très partant pour cette histoire de voyante…
- Vous verrez, il n’y aura aucun problème dit Lauryn finalement peu sûre d’elle.
Cela mit fin au débat. Ils rencontreraient la voyante la nuit prochaine. Enfin, si le temps ou autre chose ne ralentissait pas leur trajet.
Ils arrivaient au bout de la forêt où se trouvait la clairière. Quelques pas de plus vers la ville de Zanik, leur objectif.
- Il a raison dit Lauryn. Il va falloir être plus rapide. On essayera de dormir un minimum. On forcera le pas. Il le faut ajouta t’elle.
Ils sortaient enfin de la forêt et tombèrent sur un paysage beaucoup plus morne et sombre que le précédent. Le temps se dégradait et ça posait un réel problème. Caché par les arbres, le ciel ne s’était pas dévoilé. Au dehors, en revanche, le ciel était gris presque blanc, un temps très orageux. La pluie allait sûrement leur mettre des bâtons dans les roues, une bonne raison pour avancer plus vite.
Ils entreprirent de descendre la vallée. Il y’avait un bien plus fort dénivelé qu’à leur entrée dans la forêt. La pente à leurs pieds était vraiment très abrupte et assez longue.
Ils commencèrent à descendre, lentement en faisant attention. Lauryn qui était pourtant habillée de sa longue robe, eut peu de difficultés pour descendre. Elle était vraiment très habile. Elle évita si aisément les cailloux et les autres nombreux obstacles qu’Erwann en fût bouche bée. Comme il l’avait déjà pensé, c’était une femme hors du commun. En fait, bien plus qu’il ne le pensait.
Ils mirent quelques temps à descendre. Ils firent attention à ne pas chuter, quitte à s’aider des mains pour prendre appui sur la pente. Erwann était un peu en retrait. Il avait pourtant l’habitude de marcher mais Jidah et Lauryn étaient bien plus aptes aux longs voyages. Malgré la fatigue qu’Erwann accumulait, il ne cessait de réfléchir aux pourquoi et aux comment à propos d’un grand nombres de sujets. Enfin, tous arrivés ; Erwann quelques minutes après ses compagnons, le groupe fit une pause. Ils mangèrent un peu et réfléchirent au chemin à prendre sur la carte que Lauryn avait sortie. Le temps était véritablement pourri se dit Erwann. - Je pense qu’on passera par ici. Puis on s’arrêtera là dit-elle en montrant un dessin de marécages sur la carte.
- Pourquoi s’arrêter ici ? C’est une contrée dangereuse, vous le savez aussi bien que moi. Les marécages ne feront que nous ralentir et nous mettre en danger.
Erwann s’éloigna un peu. Il ne décidait pas du chemin. Simplement car il ne le connaissait pas.
- On pourra s’y arrêter. J’y connais quelqu’un qui pourra nous accueillir une nuit. Un bon lit ne nous fera pas de mal. De plus, elle pourrait nous donner des informations.
- Quel genre d’information ? demanda Erwann revenu dans la conversation qui le concernait maintenant.
Elle ne répondit pas exactement à sa question.
- Et bien…la personne en question…et bien c’est une…voyante finit t-elle.
- Quoi ? dit Jidah plus haut et fort qu’il ne l’aurait voulu. Chez une voyante ?
Il se rappelait sa dernière rencontre avec une voyante. Ca s’était très mal terminé. Comme d’habitude avec ces personnes. Après un silence il continua.
- Etes vous folle ? dit-il plus calmement pour pas paraître méchant. Vous savez aussi bien que moi…
Erwann se dit qu’il devait intervenir. Guerroyer ne les mènerait à rien. Il coupa son frère
- Stop ! On se clame. Lauryn, nous suivrons votre route. Je vous fait confiance et pour l’instant vous êtes la plus apte à nous faire voyager ici. De plus comme vous le dites, on pourra en tirer des informations.
- Je sais qu’elle nous aidera. Disons qu’elle m’est…redevable.
Jidah prit un air dépité. Redevable…Ca présageait vraiment rien de bon. Une voyante n’était redevable qu’à elle-même. Il prit tout de même la parole.
- Tu feras un excellant sorcier dit très sérieusement Jidah à son frère. Tu sais prendre des initiatives. C’est une qualité qu’on ne peut négliger.
Il s’arrêta quelques instants.
- Cependant, je ne suis pas très partant pour cette histoire de voyante…
- Vous verrez, il n’y aura aucun problème dit Lauryn finalement peu sûre d’elle.
Cela mit fin au débat. Ils rencontreraient la voyante la nuit prochaine. Enfin, si le temps ou autre chose ne ralentissait pas leur trajet.
Chapitre 5 (Suite) posté le samedi 03 juin 2006 10:58
La suite du
chap 5 ^^
- Comment sont morts tous les sorciers hormis nous demanda t’il.
- Tués par le Seigneur des Ténèbres lui-même ou par son Ordre. Le dernier en date, c’est ton oncle. Un des derniers sorcier.
Il fallait creuser un peu la question se dit Erwann.
- Son ordre ?
- Oui, l’Ordre avec un grand O. Constitué des monstres les plus puissants. Tu connais déjà leur nom et probablement plus.
- Les Raka’dun… dit Erwann en soupirant.
- Ils ne sont pas extrêmement nombreux. Je n’ai rencontré qu’un membre de l’Ordre. Les Raka’dun, du moins je l’avais cru avait disparus depuis peu. Beaucoup pense qu’ils ont disparus depuis des siècles. C’est totalement faux. Ils existaient encore…enfin, ils existent encore. Malheureusement d’ailleurs. Il se peut que l’Ordre ait été anéanti. Ils ne nous ont pas retrouvés et je n’en ai pas entendu mot depuis…la mort de notre oncle. Mais depuis ta vision, Erwann, j’ai bien peur que ce ne soit pas le cas. Il faudra nous éloigner le plus possible de ces créatures.
Il avait bien fait de pousser la question un peu plus loin. L’Ordre serait l’ennemi le plus féroce. Aucun doute là dessus. Erwann se rappela de nouveau la vision.
Ils arrivaient au bord d’une rivière en bas de la vallée. La pluie ne tarderait sans doute pas.
- Peux tu m’expliquer pourquoi certains sorciers ont rejoins le mal ?
- Dans le passé, avec Kinha tu veux dire ? On appelait ca…
- Nan, je parle de ma vision, il y’ a des sorciers aux côtés de…
- QUOI ?
Erwann et Lauryn sursautèrent. On aurait pu croire que Jidah utilisait son don pour effrayer ses deux compagnons. Il mit une telle voix et une telle force, qu’on aurait pu sentir un tremblement.
- Tu avais omis ce point il me semble !
Il avait légèrement baissé le ton.
- Ca y est, ne cherchons pas plus loin. L’Ordre a bel est bien été supprimé. Les sorciers du mal ont du les remplacer. Un Ordre de sorcellerie est apparu.
Un long silence suivit. Jidah se calma.
- Désolé Erwann finit il par dire. La faute n’était pas sur toi. C’est une bien triste nouvelle ! Un Ordre tel que celui-ci est plus dangereux que tout nos autres soucis.
- Comment peut-il y avoir des sorciers liés aux forces maléfiques ? demanda Lauryn qui s’était un peu détendue.
- Ce ne sont pas de « vrais » sorciers. Kinha a du leur apprendre le don. Aucun pouvoir n’est inné chez eux. Un sorcier dont le don est acquis à la naissance sera bien plus fort et puissant qu’un tel sorcier. Pas de doute sur ce point. Même si Erwann n’est pas encore formé il deviendra bien meilleur qu’un de ces sorciers.
- Ou est le problème ? alors demanda Erwann.
- Le problème…
Sa voix prit un air complètement neutre comme si il lisait un texte.
- Le problème c’est que nous sommes deux véritables sorciers. L’Ordre doit en compter une ou plusieurs dizaines. Ces mêmes sorciers sont protégés par des Raka’Dun eux-mêmes couverts par une armée. Tout ça dirigé par le Seigneur Noir en personne qui est à priori plus puissant que jamais et dont Erwann ignore quasiment tout et qui doit pourtant le combattre car il est le seul à pouvoir nous venir en aide.
Ca y est se dit Erwann, son frère avait terminé. Il était dépité.
- En contrepartie, il nous reste l’espoir, l’envie et le courage pour nous battre. A vous de faire votre choix dit-il d’une voix encore totalement neutre.
- Mon choix est déjà fait. Même sans espoir je combattrais pour Guilinha dit Erwann avec un regard fixe vers le ciel. Il nous faut continuer notre quête et découvrir le moyen de sauver notre peuple.





