Suite
à cette conversation, ils décidèrent un tour
de veille.
- Je veillerais entre vous deux dit Lauryn. Réveillez-moi quand ce sera mon tour.
- D’accord alors je commence, repose toi Erwann dit Jidah.
Lauryn mit quelques minutes à s’endormir. Erwann eut plus de mal à trouver le sommeil. Cela pouvait se comprendre. Une fois ses compagnons endormis, Jidah qui était resté assis s’éloigna un peu et posa son dos contre un chêne au bord de la clairière. Il réfléchit longuement sur l’aventure qu’ils allaient vivre dans laquelle il avait embarqué son frère. Il s’en voulait vraiment. Et Erwann qui croyait qu’il s’en irait. Il aurait mieux fallu finalement, mieux fallu qu’il parte, mieux fallu qu’il évite cela à son frère, mieux fallu qu’il ne fût jamais un sorcier. Il se remit à pleurer. Rare étaient ses moments de faiblesse mais il connaissait son ennemi et Jidah avançait à l’aveugle vers une mort probable. Il pleura un long moment.
Soudain, il se leva et sorti rageusement son épée. On les épiait, il en était sûr. Il se concentra, ferma les yeux et chercha sa cible mentalement comme tout sorcier l’aurait fait. Après quelques secondes, il repéra son ennemi : En face d’Erwann et Lauryn. Il se concentra une nouvelle fois, leva son épée et courra de toutes ses forces vers son ennemi. Aucune autre créature ne les attaquerait. Il le pressentait, enfin ; il le savait.
Le matin se leva et Erwann se réveilla. Encore ce fichu cauchemar ! Il revoyait une nouvelle fois mourir Lauryn et le sorcier. Le texte à la fin de la vision n’était toujours pas déchiffré. Il leva les yeux, remarqua qu’il faisait jour. Il aurait dû être réveillé bien avant. Lauryn, elle aussi dormait encore. Il regarda autour de lui. Où était Jidah ?
- Lauryn, réveillez – vous !
La jeune femme se réveilla rapidement. Erwann commençait à paniquer.
- Ou est-il ? Mais qu’est ce qu’il fiche encore ?
Ils firent un point, ni lui ni Lauryn n’avait été réveillé pour veiller.
- Ca ne présage rien de bon. On part tout de suite à sa recherche.
Elle empoigna son arc, posé au sol et l’enfourcha sur son dos. Au réveil, elle était toujours aussi superbe. Ils se regardèrent. Erwann fût un instant omis du monde, plongé dans ses yeux. Son cœur battait. Il détourna enfin le regard, prît ses affaires et mis son fourreau et son épée en place.
Ils n’eurent pas le temps de partir qu’enfin Jidah se montrait. Il accourrait vers eux. Il arriva quelque peu essoufflé.
- Tu compte encore nous faire peur comme ça grand frère ? dit Erwann, son frère pourtant à peine arrivé.
- Désolé Erwann.
- Par les esprits mais que faisais tu ? On s’est fait peur !
- On ne va pas attendre. On part immédiatement. Je vous raconte ça en chemin.
Ils partirent dans la même direction que la veille. Jidah commença son récit dès que le groupe fut parti.
- Cette nuit, alors que je veillais, j’ai senti une présence hostile. Je savais que ce serait la seule qui viendrait dans la clairière cette nuit. Ne me demandez pas comment, les sorciers sont tous bizarres !
- Tu insinue donc que je suis bizarre dit immédiatement Erwann, un sourire sur les lèvres.
- Et bien…
Jidah ne termina pas sa phrase. Ils se mirent à rire. Que c’était bon se dit Erwann. Tant de bien ! Ca dura quelques instants.
- Bon…dit Jidah encore en train de rire. On en revient au sérieux.
Dommage. Erwann et Lauryn s’arrêtèrent de rire et tendirent l’oreille.
- Comme je disais, j’ai ressenti une présence maléfique. Je me suis levé et suis parti à toute vitesse. C’était sans compter la vitesse de la créature. Je l’ai poursuivis plusieurs heures en vain. Et j’ai compris où elle m’amenait ; c’était un piège. Elle m’avait rabattue sur un petit groupe de diarts. Trois exactement.
Erwann s’étonna d’entendre le nom mais surtout le nombre des monstres. Jidah lui avait dit que les diarts se déplaçaient rarement en groupe sauf pour les « grandes occasions » si on pouvait le dire comme cela.
- Je suis tombé assez soudainement dessus. Mais préparé, je pouvais les combattre. Ce que je fit. Après un long combat, j’ai vaincu mes adversaires. Mais je crois que tellement j’avais utilisé de force, je me suis évanoui, rongé par l’épuisement. C’est pour cela que j’arrive si tard ici. J’ai dû rester comme ça pas mal de temps et la fatigue encore présente m’a ralentie. Mon histoire n’est pas très importante. En revanche…le fait que des diarts soit déjà présents pour nous attaquer est très important et plutôt déroutant. Cela prouve que l’ennemi sera en place rapidement et qu’il faut l’être encore plus qu’eux.
- Je veillerais entre vous deux dit Lauryn. Réveillez-moi quand ce sera mon tour.
- D’accord alors je commence, repose toi Erwann dit Jidah.
Lauryn mit quelques minutes à s’endormir. Erwann eut plus de mal à trouver le sommeil. Cela pouvait se comprendre. Une fois ses compagnons endormis, Jidah qui était resté assis s’éloigna un peu et posa son dos contre un chêne au bord de la clairière. Il réfléchit longuement sur l’aventure qu’ils allaient vivre dans laquelle il avait embarqué son frère. Il s’en voulait vraiment. Et Erwann qui croyait qu’il s’en irait. Il aurait mieux fallu finalement, mieux fallu qu’il parte, mieux fallu qu’il évite cela à son frère, mieux fallu qu’il ne fût jamais un sorcier. Il se remit à pleurer. Rare étaient ses moments de faiblesse mais il connaissait son ennemi et Jidah avançait à l’aveugle vers une mort probable. Il pleura un long moment.
Soudain, il se leva et sorti rageusement son épée. On les épiait, il en était sûr. Il se concentra, ferma les yeux et chercha sa cible mentalement comme tout sorcier l’aurait fait. Après quelques secondes, il repéra son ennemi : En face d’Erwann et Lauryn. Il se concentra une nouvelle fois, leva son épée et courra de toutes ses forces vers son ennemi. Aucune autre créature ne les attaquerait. Il le pressentait, enfin ; il le savait.
Le matin se leva et Erwann se réveilla. Encore ce fichu cauchemar ! Il revoyait une nouvelle fois mourir Lauryn et le sorcier. Le texte à la fin de la vision n’était toujours pas déchiffré. Il leva les yeux, remarqua qu’il faisait jour. Il aurait dû être réveillé bien avant. Lauryn, elle aussi dormait encore. Il regarda autour de lui. Où était Jidah ?
- Lauryn, réveillez – vous !
La jeune femme se réveilla rapidement. Erwann commençait à paniquer.
- Ou est-il ? Mais qu’est ce qu’il fiche encore ?
Ils firent un point, ni lui ni Lauryn n’avait été réveillé pour veiller.
- Ca ne présage rien de bon. On part tout de suite à sa recherche.
Elle empoigna son arc, posé au sol et l’enfourcha sur son dos. Au réveil, elle était toujours aussi superbe. Ils se regardèrent. Erwann fût un instant omis du monde, plongé dans ses yeux. Son cœur battait. Il détourna enfin le regard, prît ses affaires et mis son fourreau et son épée en place.
Ils n’eurent pas le temps de partir qu’enfin Jidah se montrait. Il accourrait vers eux. Il arriva quelque peu essoufflé.
- Tu compte encore nous faire peur comme ça grand frère ? dit Erwann, son frère pourtant à peine arrivé.
- Désolé Erwann.
- Par les esprits mais que faisais tu ? On s’est fait peur !
- On ne va pas attendre. On part immédiatement. Je vous raconte ça en chemin.
Ils partirent dans la même direction que la veille. Jidah commença son récit dès que le groupe fut parti.
- Cette nuit, alors que je veillais, j’ai senti une présence hostile. Je savais que ce serait la seule qui viendrait dans la clairière cette nuit. Ne me demandez pas comment, les sorciers sont tous bizarres !
- Tu insinue donc que je suis bizarre dit immédiatement Erwann, un sourire sur les lèvres.
- Et bien…
Jidah ne termina pas sa phrase. Ils se mirent à rire. Que c’était bon se dit Erwann. Tant de bien ! Ca dura quelques instants.
- Bon…dit Jidah encore en train de rire. On en revient au sérieux.
Dommage. Erwann et Lauryn s’arrêtèrent de rire et tendirent l’oreille.
- Comme je disais, j’ai ressenti une présence maléfique. Je me suis levé et suis parti à toute vitesse. C’était sans compter la vitesse de la créature. Je l’ai poursuivis plusieurs heures en vain. Et j’ai compris où elle m’amenait ; c’était un piège. Elle m’avait rabattue sur un petit groupe de diarts. Trois exactement.
Erwann s’étonna d’entendre le nom mais surtout le nombre des monstres. Jidah lui avait dit que les diarts se déplaçaient rarement en groupe sauf pour les « grandes occasions » si on pouvait le dire comme cela.
- Je suis tombé assez soudainement dessus. Mais préparé, je pouvais les combattre. Ce que je fit. Après un long combat, j’ai vaincu mes adversaires. Mais je crois que tellement j’avais utilisé de force, je me suis évanoui, rongé par l’épuisement. C’est pour cela que j’arrive si tard ici. J’ai dû rester comme ça pas mal de temps et la fatigue encore présente m’a ralentie. Mon histoire n’est pas très importante. En revanche…le fait que des diarts soit déjà présents pour nous attaquer est très important et plutôt déroutant. Cela prouve que l’ennemi sera en place rapidement et qu’il faut l’être encore plus qu’eux.





