Il s’éveilla en sursaut. Il
était en sueur. Quelle vision horrible, la nuit avait
été très mouvementée. Quelques bribes
du rêve étaient encore dans sa tête. Jamais il
n’avait eu pareil songe. De ce qu’il s’en
rappelait, les Raka’dun étaient présents et
rien que cela ; ça dépassait son entendement et
ça ne disait rien qui vaille. Chacun savait que ces
créatures de l’ombre avait été
anéanties il y’avait de cela des siècles. Il
les avait reconnus par la description qu’il en lisait dans
les livres ; cela se résumait généralement
à : « Les créatures les plus maléfiques
qu’il fût ». Mais ce n’était pas le
seul point obscur, loin de là ! Les sorciers, la bataille,
le seigneur des ténèbres…et cette magnifique
femme. C’était ce dont il se rappelait le plus. Un
visage si doux et si triste cachant pourtant un immense pouvoir.
Pour ce qui est des sorciers, plus aucun ne vivait encore en ces
heures sombres. Il attrapa ses vêtements, commença
à s’habiller et sauta de son lit. Lorsqu’il
fût debout, il vacilla et retomba sur celui-ci.
- Décidément ces visions m’épuise grogna
t’il.
Ce n’était pas rare qu’il eu des visions. Depuis
tout jeune déjà il faisait beaucoup de rêves et
de cauchemars, souvent incompréhensibles. Jamais cependant,
une telle vision de carnage n’avait été
présentée à lui. Il se remit debout et repensa
à l’incarnation du mal. Quelle horrible vision ! Ce
qui restait le plus bizarre c’était son impression de
connaître cette scène. Bien que ce fût
impossible, il le savait, c’était pourtant le
sentiment qu’il avait.
Quelqu’un l’appelait à l’extérieur
de la maison.
- Erwann ? Ou est tu ?
- Je suis là ! Cria t’il de sa chambre.
Il était encore un peu perdu dans ses pensées et
surtout mal réveillé. C’était son
frère qui le cherchait et celui-ci devait l’appeler de
dehors car il croyait qu’il était
réveillé et peut-être déjà
sorti.
- Bonjour Erwann, dit t’il en entrant. Dépêche
toi on nous attend au village !
Mince, il avait totalement oublié. Il devait aider son
frère aujourd’hui afin de récolter un peu
d’argent en travaillant et il n’était pas fichu
d’être prêt au bon moment.
- Je me dépêche, ne t’inquiète pas.
Son frère sortît de la chambre.
Erwann vivait avec son frère, sa seule famille. Ils vivaient
dans la maison de ses parents. Ceux-ci étaient morts lorsque
lui et son frère aîné, Jidah étaient
très jeunes. Jidah lui avaient affirmés qu’ils
avaient été tués par une maladie qui avait
pris bon nombre de vie sur son passage. A la suite de la mort de
ses parents, leur oncle Fenihlan les avait recueillis et ce dernier
avait décidé pour le bien des enfants d’aller
habiter dans leur ancienne maison, un peu à
l’écart du village. Il les avait éduqués
comme ses propres fils. C’était un homme magnifique.
Son frère aussi d’ailleurs, était
quelqu’un de formidable. Son oncle mourut quelques mois de
cela et laissa les deux jeunes hommes ensembles. Erwann
n’avait vu que son corps, carbonisé, ne connaissant
pas la raison de la mort de Fenihlan. Ils étaient
déjà adultes, Jidah depuis longtemps et lui depuis
peu et continuaient pourtant à vivre ensembles.
- J’arrive cria t’il en courant pour rejoindre son
frère.
Le paysage était magnifique aujourd’hui. Un grand ciel
bleu s’offrait à eux. L’immense vallée
était resplendissante. Cela faisait bien longtemps, pensa
Erwann qu’il n’avait pas eu temps comme celui-ci.
C’était le début du printemps, l’hiver
avait été rude sur la contrée de Guilinha.
Cette pensée céda sa place à une seconde bien
moins heureuse ; dans quelques jours, Jidah partirait. Il se
retrouverait donc seul et devrait mener sa vie.
- Te voilà enfin. Dis donc il t’en faut du temps ! On
part tout de suite, on a du retard.
Ils partirent sur le chemin qui menait au
village en parlant du prochain départ de Jidah.
- Tu devrais rester ici. Ta vie est ici !
- Non, tu le sais bien Erwann. Je vais aller vivre ailleurs, me
trouver une compagne et vivre des jours paisibles. Ca sera le
rêve. J’espère te voir souvent !
Erwann se cacha pour ne pas laisser
paraître les larmes qu’il avait aux yeux. Il ne voulait
pas qu’il parte. Il aimait beaucoup son frère, il
avait passé toute sa vie à ses côtés. En
même temps il savait que son frère devait partir. Son
rôle était terminé à la maison. Le sien,
sans le savoir, serait bientôt terminé aussi.
Il avait failli parler de son rêve
à son frère mais finalement il se rendit compte que
ça n’avait pas d’intérêt. Un
rêve de plus, voilà tout.
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chui contente que ce soit les yeux marrons "symboles d'une grande puissance" sa change des éternels yeux bleus,ou verts,ou gris (lol sans vouloir offenser ceux ki les ont de cette couleur! )