Ils arrivèrent enfin chez eux. Ils
accoururent vers la porte et entrèrent. Ils étaient
encore un peu essoufflés et fatigués. Surtout Jidah
qui s’il continuait à ne pas faire attention avec ses
sorts serait bientôt enfouie sous terre, sous une tombe.
Ils se regardèrent quelques instants dans les pénombres. Jidah chercha une bougie sur une étagère et l’alluma. Il la posa sur la petite table au centre de la petite pièce, désormais éclairée. C’était la chambre de Jidah. Erwann s’affala sur le lit collé au mur, au fond de la salle. Jidah, lui, se laissa tomber au sol, dans un coin.
- Alors, c’était bien ? demanda Jidah avec un sourire.
- De quoi parles tu ?
- C’était ton premier véritable combat, je me trompe ? Je me demandais si ça t’avait plu.
Erwann ne comprît pas pourquoi son frère demandait ça.
- Si seulement j’avais eu une arme, que ce monstre que je n’est jamais vu ne m’avait pas frappé et que je comprenne ce qui m’arrivait, ça aurait pu être bien. Cette bête, ou ce monstre ou…en fait c’était quoi ?
- Un diart. Un monstre très puissant et qui n’aurait jamais du se trouver dans les contrées de Guilinha dit Jidah. Un monstre qui vient des territoires de l’Ouest. Il tire sa puissance de l’ombre elle-même.
- Très rassurant ! Je n’avais jamais vu une telle puissance. Je n’arrive pas à croire que tu en sois venu à bout.
- Et encore, tu n’as rien vu murmura t’il sans que son frère entende.
- Quoi ?
- Non, rien. J’imagine que tu as plein de question alors profites-en.
- Comment sais-tu tout ça ?
Et bien, il ne commençait pas par la plus facile se dit Jidah. C’était un garçon déterminé et très intelligent. Il n’avait pas de temps à perdre. Tout comme un sorcier…
- Tu sais j’aime la lecture, toutes les connaissances viennent des livres, dit t-il honteux de mentir à son propre frère.
- Tu ne me feras pas gober ça. Je te connais mieux que quiconque, Jidah.
Quand il disait qu’il était intelligent et déterminé !
- D’accord, je vais te dire la vérité. J’ai déjà vu ces monstres, dans les territoires de l’Ouest.
- Tu es déjà allé…
- Dans les territoires de l’Ouest, oui.
Erwann en fût terrifié. Ces territoires abritaient le mal en personne. Jidah continua son récit.
- J’étais un jeune guerrier à l’époque et toi n’était qu’un enfant – Jidah et Erwann ont sept ans de différence – je découvris ces terres de désolation, sans vies ni âmes. Je devais parcourir les territoires de l’Ouest, à la recherche d’une puissante rune. J’étais l’un des meilleurs guerriers et on comptait sur moi. Cette mission, je l’avais reçu par un sorcier du nom de… -il se ravisa-, enfin peu importe.
Erwann le savait, son frère était quelqu’un d’exceptionnel, il l’avait toujours su. C’était même au-dessus de ce qu’il avait pensé. Jidah continua.
- Bref, on comptait sur moi. Malheureusement, je ne trouva jamais la force de réussir à cause de ces maudits…
- Diarts, fini Erwann.
- Je suis tombé sur un groupe de diarts, oui. C’est très rare. Je ne m’inquiétais pas tout à l’heure après la mort de notre poursuivant car ils sont toujours – ou presque – seuls. Un diart suffit à tuer plusieurs hommes.
- Qu’as-tu fais devant ce groupe ?
- J’en ai tué quelque uns. Mais j’avais trop de blessures à un moment donné et j’ai été contraint d’abandonner. Je me suis enfui de ces terres maudites sans ramener la rune. On m’a exclu du rang de guerrier pour ne pas avoir ramener la rune.
- Quoi ?! S’exclama Erwann, furieux.
- La colère, Erwann. La colère dirigea les hommes à me bannir. Si un jour tu devais t’abandonner à une profonde colère, j’espère que ta raison sera la meilleure du monde.
- Une vie serait une raison valable ?
- Bien sur. Mais sache que la colère peut prendre bien plus d’une vie.
Ils se regardèrent quelques instants dans les pénombres. Jidah chercha une bougie sur une étagère et l’alluma. Il la posa sur la petite table au centre de la petite pièce, désormais éclairée. C’était la chambre de Jidah. Erwann s’affala sur le lit collé au mur, au fond de la salle. Jidah, lui, se laissa tomber au sol, dans un coin.
- Alors, c’était bien ? demanda Jidah avec un sourire.
- De quoi parles tu ?
- C’était ton premier véritable combat, je me trompe ? Je me demandais si ça t’avait plu.
Erwann ne comprît pas pourquoi son frère demandait ça.
- Si seulement j’avais eu une arme, que ce monstre que je n’est jamais vu ne m’avait pas frappé et que je comprenne ce qui m’arrivait, ça aurait pu être bien. Cette bête, ou ce monstre ou…en fait c’était quoi ?
- Un diart. Un monstre très puissant et qui n’aurait jamais du se trouver dans les contrées de Guilinha dit Jidah. Un monstre qui vient des territoires de l’Ouest. Il tire sa puissance de l’ombre elle-même.
- Très rassurant ! Je n’avais jamais vu une telle puissance. Je n’arrive pas à croire que tu en sois venu à bout.
- Et encore, tu n’as rien vu murmura t’il sans que son frère entende.
- Quoi ?
- Non, rien. J’imagine que tu as plein de question alors profites-en.
- Comment sais-tu tout ça ?
Et bien, il ne commençait pas par la plus facile se dit Jidah. C’était un garçon déterminé et très intelligent. Il n’avait pas de temps à perdre. Tout comme un sorcier…
- Tu sais j’aime la lecture, toutes les connaissances viennent des livres, dit t-il honteux de mentir à son propre frère.
- Tu ne me feras pas gober ça. Je te connais mieux que quiconque, Jidah.
Quand il disait qu’il était intelligent et déterminé !
- D’accord, je vais te dire la vérité. J’ai déjà vu ces monstres, dans les territoires de l’Ouest.
- Tu es déjà allé…
- Dans les territoires de l’Ouest, oui.
Erwann en fût terrifié. Ces territoires abritaient le mal en personne. Jidah continua son récit.
- J’étais un jeune guerrier à l’époque et toi n’était qu’un enfant – Jidah et Erwann ont sept ans de différence – je découvris ces terres de désolation, sans vies ni âmes. Je devais parcourir les territoires de l’Ouest, à la recherche d’une puissante rune. J’étais l’un des meilleurs guerriers et on comptait sur moi. Cette mission, je l’avais reçu par un sorcier du nom de… -il se ravisa-, enfin peu importe.
Erwann le savait, son frère était quelqu’un d’exceptionnel, il l’avait toujours su. C’était même au-dessus de ce qu’il avait pensé. Jidah continua.
- Bref, on comptait sur moi. Malheureusement, je ne trouva jamais la force de réussir à cause de ces maudits…
- Diarts, fini Erwann.
- Je suis tombé sur un groupe de diarts, oui. C’est très rare. Je ne m’inquiétais pas tout à l’heure après la mort de notre poursuivant car ils sont toujours – ou presque – seuls. Un diart suffit à tuer plusieurs hommes.
- Qu’as-tu fais devant ce groupe ?
- J’en ai tué quelque uns. Mais j’avais trop de blessures à un moment donné et j’ai été contraint d’abandonner. Je me suis enfui de ces terres maudites sans ramener la rune. On m’a exclu du rang de guerrier pour ne pas avoir ramener la rune.
- Quoi ?! S’exclama Erwann, furieux.
- La colère, Erwann. La colère dirigea les hommes à me bannir. Si un jour tu devais t’abandonner à une profonde colère, j’espère que ta raison sera la meilleure du monde.
- Une vie serait une raison valable ?
- Bien sur. Mais sache que la colère peut prendre bien plus d’une vie.










