Une nouvelle histoire...  posté le vendredi 05 mai 2006 12:02

Comme il y'en a beaucoup, c'est une histoire fantasy que j'ai créée moi même et qui avancera au fil du temps que j'écrirais. 

Une histoire qui mèlera sorciers, monstres et magie s'attend à vous et j'espère qu'elle plaiera à tous. Je m'inspire de beaucoup de bouquin (L'Epée de Vérité, Eragon...) que j'ai adoré mais aucune copie !

Je souhaiterai ensuite que personne ne copie mon travail. C'est, pour commencer, une chose illicite (droit du copyright) et de plus, pour moi c'est le respect du travail de l'autre même si ce travail ne sera je pense jamais publié.

Je ferais beaucoup de fautes d'orthographe, ce n'est pas trop grave par contre les fautes de dérolement de l'histoire du genre "il a 18 ans" (plus loin) "il a 24 ans" signalez les, ce sont des fautes graves !

Enfin, je ne suis pas le seul écrivain en herbe ^^. Allez voir le blog (dans blogspotes) de YamaroEagle qui m'a filé l'idée de créer ce blog et qui par son histoire m'a donné envie de le faire. Je serait heureux de rencontrer d'autres écrivain alors si vous voulez écrivez moi par mail : asse42.pierre@gmail.com ou par MSN : pierre.asse@hotmail.com . J'ajouterai aussi des blogpotes dans le cadre de la fantasy ! Filez moi donc vos adresses de blogs fantasy.

Voilà, tout est dit alors bonne lecture à tous !

PS : Pour ceux qui aiment, laissez des coms et un ptit vote  ou inscrivez vous à la newsletter.
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Prologue  (Prologue : Une bataille perdue d'avance) posté le vendredi 05 mai 2006 12:05

La vision était très floue. Cependant, on entendait très bien le vacarme des lames qui s’entrechoquaient, des flammes qui crépitaient et des flèches qui sifflaient dans le vent. Enfin, on commençait à y voir quelque chose. On remarquait un bataillon de soldat…De soldats ?  Non. C’était des monstres. Le chef du groupe menait ses troupes de l’avant. Il n’était pas comme les autres. Lui n’était pas un monstre mais ressemblait à une ombre, plus sombre que la nuit même. Sa tête et son corps étaient cachés par un simple habit noir, entièrement noir. Seuls d’horribles yeux jaunes étaient visibles, reluisant et terrifiants.
- A mort ! Tuez tous les hommes que vous verrez, n’ayez aucune pitié ! Cria t’il.
Une voix glaciale dans laquelle on ne percevait qu’obscurité et mal absolu.
- A mort ! Reprirent les troupes en cœur d’une seule voix. 
L’image se précisait et ce n’était pas de simples monstres, loin de là : des Raka’dun. Des Raka’dun sur un champ de bataille, proches d’une immense et magnifique cité en ruines et en flammes. Les Raka’dun progressaient à une allure folle, submergeant les bataillons d’hommes. Et leur chef : Le seigneur des ténèbres en personne.  Ils se trouvaient à quelques centaines de mètres de la cité. Aux alentours, tout n’était que mort et désespoir. Il ne restait que peu d’âmes vivantes. La bataille avait fait rage toute la journée.
Soudain, un bataillon d’homme arriva vers les Raka’dun. Les créatures – si on pouvait les nommer ainsi – s’écartèrent en deux et les hommes furent pris au piège. Ils combattirent comme ils le pouvaient mais ils avaient compris qu’ils n’avaient aucune chance. Ils étaient tués ; beaucoup, transpercés par les flèches des Raka’dun en retrait. D’excellant guerriers et d’excellant archers aussi. Les Raka’dun étaient bel et bien réputés pour être les meilleures guerriers au monde et surtout les pires ennemis imaginables. Quelques hommes restants étaient encore en vie. Un des survivants réagît.
- Repliez-vous ! Tous aux portes! Cria une voix d’homme à travers le tumulte général.
Quelques hommes se replièrent, les autres malheureux qui n’avaient rien entendu à cause du boucan se firent tuer, tranchés par l’épée de l’un, transpercés par la flèche d’un autre. Quelques secondes suffirent au massacre. Un massacre ; c’était bel et bien le mot approprié. Les cadavres jonchaient le sol. Ils subissaient d’énormes pertes et bientôt les Raka’dun arriveraient aux portes du palais.
Le petit groupe n’eu pas le temps d’arriver aux portes. Il envoya une dernière attaque désespérée. Un homme courageux lança :
- Pour la reine ! Battez-vous pour votre peuple !
Des sorciers apparurent depuis le camp ennemi. Certains hommes restèrent en retrait à leur apparition. La peur de mourir et la puissance des sorciers étaient de trop pour eux. Les autres continuèrent vers leur fin. Tous auraient finalement préféré périr à l’assaut précédent car ils moururent dans d’atroces souffrances, brûlés vifs par les boules de feu des sorciers ennemis qui arrivaient maintenant en nombre. Ceux qui n’avaient pas bougé se firent aussi tué quelques instants après avoir essayé de fuir. Il n’y eu aucun survivant et n’y en aurait surement point.
Les hommes n’avaient vraiment rien pu faire. Les troupes ennemies étaient arrivées si vite… L’horrible spectacle avait duré toute la journée et durait encore. Les femmes, les enfants, tous y passaient. Certains préférèrent même se suicider devant l’horreur, préférant leur mort à la vision d’une guerre perdue d’avance où leurs amis et leurs frères d’armes tombaient un à un.
Les Raka’dun avaient commencés par bombarder la cité à distance. Puis, les flemmes des feux qu’ils avaient allumés à l’aide de nombreux projectiles avaient tout ravagé. Ensuite le combat s’était déroulé autour de la cité. Les Raka’dun forçaient le passage pour entrer depuis le matin et ils arriveraient bientôt à leur fin.
Ils continuaient maintenant leur marche vers la victoire.
Ils arrivaient aux portes ! Il fallait protéger les portes de la cité à tout prix. Les archers humains qui étaient sur les murs – ce qu’il en restait – firent siffler leurs flèches en direction de l’ennemi.
 - Tuez les archers ! Cria le seigneur des ténèbres.
Les Raka’dun étaient tout ce qu’il y’avait de plus horrible. Pour eux, la pitié, la peur, l’amour et bien d’autres sentiments n’existaient pas. Physiquement ils étaient immenses, portaient de longues cottes de mailles et de puissantes et immenses épées. Des monstres profondément terrifiants et la vision du seigneur des ténèbres était, elle aussi terrifiante. En fait, il ressemblait à la mort même. Il avait tué certains faibles de la cité simplement en les regardant de ses profonds yeux jaunes.


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Prologue (Suite)  (Prologue : Une bataille perdue d'avance) posté le vendredi 05 mai 2006 12:05

Les archers furent tués en quelques secondes. Certains s’étaient enfuis mais ça ne faisait que retarder leur mort de toute façon.
- Avancez, nous devons passer les portes ! Cria l’un des monstres apparemment supérieur dans la hiérarchie.
Les monstres avançaient rapidement malgré le magnifique combat des hommes qui étaient en difficulté à cause de leur infériorité numérique. Ils ne devaient pas passer les portes ! Il fallait protéger la reine. Quelques uns étaient courageux même connaissant l’issue du combat mais la plupart étaient réellement terrifiés. Dire qu’ils n’étaient pas courageux était faux car ils avaient déjà combattu de puissants ennemis mais ceux-ci étaient très largement supérieurs.
Les hommes avaient été submergés par le nombre. Les troupes des Raka’dun étaient arrivées au lever du soleil – Un soleil rouge sang qui fut le dernier pour bon nombre d’hommes – et avaient très vite progressés dans leurs rangs. Leur peuple était pourtant très fort, leur défense jugée infaillible, aucun ennemi jusque là n’avait traversé leurs lignes. Mais cette attaque fut différente. Les Raka’dun jouaient avec un atout qui leur suffiraient à remporter cette victoire : La terreur. Cela changeait la donne de la bataille. L’immense cité des hommes où se déroulait la bataille n’était maintenant plus qu’un tas de décombres. Les tours extérieures avaient été détruites, les murs étaient tombés en miettes et les Raka’dun n’avait maintenant aucun mal à pénétrer dans l’enceinte de la cité. Tellement d’hommes étaient tombés…
Les Raka’dun tuèrent les derniers survivants devant les portes. Les sorciers qui suivaient le groupe n’eurent aucun mal à les faire voler en éclats en invoquant de simples boules de feu. Comment avaient t’ils pu rejoindre les forces maléfiques ? Tout était perdu. Les monstres crièrent de triomphe mais le seigneur du mal les interrompit dans leur acte.
- Ne vous arrêtez pas ! Attaquez ou mourrez.
Ils entrèrent dans la cité et ne négligèrent aucun homme. Ils déblayèrent le terrain en quelques secondes.
    Ils continuèrent d’avancer. Dans les rues de la cité, il ne restait pas grand monde. Un ou deux minuscule bataillons s’opposèrent et les Raka’dun les tuèrent en un instant. Enfin, ils entraient au cœur même de la cité. Ils avançaient rapidement vers le bâtiment central. Cette fois ci, aucun homme ne s’opposa. Tous avaient fuis. Le puissant groupe continua jusqu'à de nouvelles portes qui furent une nouvelle fois détruites. Ils étaient arrivés. Maintenant si proches du but !
- Tuez les ! Prenez le hall! Beugla l’incarnation du mal.
Quelques hommes étaient encore présents.
La bataille semblait terminée. Le magnifique décor du matin était devenu sombre comme les ténèbres. Tant de morts et d’horreurs…
- Tuez les tous, jusqu’au dernier ! Beugla t’il à nouveau.
Un cor sonna, annonçant la très prochaine victoire des Raka’dun. Les immenses guerriers Raka’dun munis de leurs arcs et de leurs épées pénétrèrent dans la cité même ; dans un gigantesque et fantastique couloir, immensément haut et magnifiquement décoré de blanc.
Les monstres décapitèrent et tranchèrent avec aisance. Quelques renforts arrivèrent aux côtés des hommes mais trop peu pour repousser l’ennemi. Le couloir, fut couvert de sang de long en large.
            - Battez vous pour vos vies et votre honneur, cria un homme enragé en plein combat.
Ce dernier se fit transpercer quelques instants plus tard par l’épée d’un des monstres.
- L’honneur n’est rien, seule la victoire compte lui dit t’il, en le regardant méprisamment pendant qu’il crevait.
Le petit groupe de résistants fût vite achevé même si les hommes avaient combattu comme des rois l’auraient fait. Ils étaient de la garde impériale. Les derniers soldats de la cité. Ceux-ci maniaient très bien l’épée et firent tous ce qui était en leur pouvoir pour sauver – ou du moins aider- leur peuple mais cela ne suffît pas à repousser l’ennemi.
Les vainqueurs crièrent de triomphe.
- Maintenant, la reine va souffrir…souffla le chef pour lui-même.
Les Raka’dun avaient gagnés. Avec peu d’honneur certes ; beaucoup plus nombreux et surtout monstrueux dans leurs actes. Pour ce peuple de l’ombre et des ténèbres, l’honneur n’était rien, seule la victoire comptait, c’était leur devise. Après la bataille, ils tueraient les prisonniers et se feraient un malin plaisir à les faire souffrir. Et ils violeraient sûrement les femmes. De vraies bêtes assoiffées de sang, de pouvoir et de domination.
Enfin, ils arrivèrent au but, le centre de la cité. Les monstres se divisèrent une nouvelle fois pour attaquer. La reine était enfin à leur portée, face à eux, impassible ! Quel magnifique visage elle avait. Elle semblait très puissante malgré son corps plutôt frêle. Elle aussi était effrayée, cela se voyait à ses yeux. Elle se mit à pleurer. Elle portait un arc dans ses mains. Elle le banda d’une flèche à une telle vitesse que l’ennemi touché par celle-ci ne comprit pas de quoi il mourut. Quelques uns de ses meilleurs hommes et un sorcier la protégeait. Ce dernier, était armé d’une épée rougeoyante, il envoya des boules et des pluies de feu et autres sorts mortels ainsi que des coups d’épée à destination des Raka’dun qui attaquaient désormais. Il déchaîna son pouvoir comme jamais. Ils allaient se faire tuer dans les secondes qui suivaient c’était sur. Quelle impression de déjà vu ! Le sorcier ressemblait vraiment à…
La vision s’arrêta net. Seul un texte très flou apparu. Mais le sorcier n’était-ce pas…
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Chapitre 1  (Chapitre 1 : Une journée mouvementée !) posté le vendredi 05 mai 2006 13:09

Il s’éveilla en sursaut. Il était en sueur. Quelle vision horrible, la nuit avait été très mouvementée. Quelques bribes du rêve étaient encore dans sa tête. Jamais il n’avait eu pareil songe. De ce qu’il s’en rappelait, les Raka’dun étaient présents et rien que cela ; ça dépassait son entendement et ça ne disait rien qui vaille. Chacun savait que ces créatures de l’ombre avait été anéanties il y’avait de cela des siècles. Il les avait reconnus par la description qu’il en lisait dans les livres ; cela se résumait généralement à : « Les créatures les plus maléfiques qu’il fût ». Mais ce n’était pas le seul point obscur, loin de là ! Les sorciers, la bataille, le seigneur des ténèbres…et cette magnifique femme. C’était ce dont il se rappelait le plus. Un visage si doux et si triste cachant pourtant un immense pouvoir. Pour ce qui est des sorciers, plus aucun ne vivait encore en ces heures sombres. Il attrapa ses vêtements, commença à s’habiller et sauta de son lit. Lorsqu’il fût debout, il vacilla et retomba sur celui-ci.
- Décidément ces visions m’épuise grogna t’il.
Ce n’était pas rare qu’il eu des visions. Depuis tout jeune déjà il faisait beaucoup de rêves et de cauchemars, souvent incompréhensibles. Jamais cependant, une telle vision de carnage n’avait été présentée à lui. Il se remit debout et repensa à l’incarnation du mal. Quelle horrible vision ! Ce qui restait le plus bizarre c’était son impression de connaître cette scène. Bien que ce fût impossible, il le savait, c’était pourtant le sentiment qu’il avait.
Quelqu’un l’appelait à l’extérieur de la maison.
- Erwann ? Ou est tu ? 
- Je suis là ! Cria t’il de sa chambre.
Il était encore un peu perdu dans ses pensées et surtout mal réveillé. C’était son frère qui le cherchait et celui-ci devait l’appeler de dehors car il croyait qu’il était réveillé et peut-être déjà sorti.
- Bonjour Erwann, dit t’il en entrant. Dépêche toi on nous attend au village !
Mince, il avait totalement oublié. Il devait aider son frère aujourd’hui afin de récolter un peu d’argent en travaillant et il n’était pas fichu d’être prêt au bon moment.
- Je me dépêche, ne t’inquiète pas.
    Son frère sortît de la chambre. Erwann vivait avec son frère, sa seule famille. Ils vivaient dans la maison de ses parents. Ceux-ci étaient morts lorsque lui et son frère aîné, Jidah étaient très jeunes. Jidah lui avaient affirmés qu’ils avaient été tués par une maladie qui avait pris bon nombre de vie sur son passage. A la suite de la mort de ses parents, leur oncle Fenihlan les avait recueillis et ce dernier avait décidé pour le bien des enfants d’aller habiter dans leur ancienne maison, un peu à l’écart du village. Il les avait éduqués comme ses propres fils. C’était un homme magnifique. Son frère aussi d’ailleurs, était quelqu’un de formidable. Son oncle mourut quelques mois de cela et laissa les deux jeunes hommes ensembles. Erwann n’avait vu que son corps, carbonisé, ne connaissant pas la raison de la mort de Fenihlan. Ils étaient déjà adultes, Jidah depuis longtemps et lui depuis peu et continuaient pourtant à vivre ensembles.
- J’arrive cria t’il en courant pour rejoindre son frère.
Le paysage était magnifique aujourd’hui. Un grand ciel bleu s’offrait à eux. L’immense vallée était resplendissante. Cela faisait bien longtemps, pensa Erwann qu’il n’avait pas eu temps comme celui-ci. C’était le début du printemps, l’hiver avait été rude sur la contrée de Guilinha. Cette pensée céda sa place à une seconde bien moins heureuse ; dans quelques jours, Jidah partirait. Il se retrouverait donc seul et devrait mener sa vie.
- Te voilà enfin. Dis donc il t’en faut du temps ! On part tout de suite, on a du retard.
    Ils partirent sur le chemin qui menait au village en parlant du prochain départ de Jidah.
- Tu devrais rester ici. Ta vie est ici !
- Non, tu le sais bien Erwann. Je vais aller vivre ailleurs, me trouver une compagne et vivre des jours paisibles. Ca sera le rêve. J’espère te voir souvent !
    Erwann se cacha pour ne pas laisser paraître les larmes qu’il avait aux yeux. Il ne voulait pas qu’il parte. Il aimait beaucoup son frère, il avait passé toute sa vie à ses côtés. En même temps il savait que son frère devait partir. Son rôle était terminé à la maison. Le sien, sans le savoir, serait bientôt terminé aussi.
    Il avait failli parler de son rêve à son frère mais finalement il se rendit compte que ça n’avait pas d’intérêt. Un rêve de plus, voilà tout.



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Chapitre 1 (Suite)  (Chapitre 1 : Une journée mouvementée !) posté le vendredi 05 mai 2006 13:10

Ils étaient bientôt arrivés. Ils avaient traversé la forêt qui était sur le chemin et en sortaient. On commençait à voir le village au loin. Ils devaient se répartir les tâches. L’un irait à la scierie. L’autre irait acheter de la nourriture et ensuite travailler aux champs.        
- J’irai aux champs, dit Erwann.
Ils avaient le choix. De toute façon, que ce soit la scierie ou les champs, les propriétaires avaient toujours besoin d’aide. C’était des gens sympathiques et ils payaient toujours bien les personnes qui venaient les aider.
Ils arrivèrent à l’entrée du village. Un village plutôt pittoresque. Un tout petit village calme et accueillant. Il était pourtant aujourd’hui bondé de monde car c’était un jour de marché.
- A tout à l’heure, on se retrouve ici à la tombée de la nuit.
Il répondit par un coup de tête. Erwann partît sur la droite, son frère continua sa route. Erwann devait avant tout voir les marchands. Achetez ce dont ils avaient besoin, un peu de nourriture. Il traversa une rue et arriva à l’allée des marchands. Quel capharnaüm ! Tout le monde criait en tout sens.
    Il repensa à la vision et décida une bonne fois pour toutes qu’elle n’était que le fruit de son imagination. Preuve était, qu’un tel massacre ne pouvait être réel. Cependant, cet air de déjà vu, il pensait vraiment… Non, il fallait se fixer, c’était tout bonnement impossible.
    Il longea la rue des marchands pour aller jusqu’aux ventes de nourriture. Il s’approcha de la place où l’on vendait les fruits. C’était une marchande qui s’en occupait.
- Bienvenu, dit-elle tête baissée ayant entendu l’arrivée d’Erwann.
C’était une magnifique femme à en juger par sa taille et ses…«proportions ». Elle leva la tête.
- Que souhaiteriez…
Elle coupa sa phrase en voyant Erwann. Elle fût apeurée et commença à pleurer à chaudes larmes. Immédiatement, elle tourna les talons et s’en alla vers un autre acheteur le plus loin possible d’Erwann.
Il ne comprît pas. Quel problème posait-il ? Pourquoi cette marchande avait t’elle pu avoir peur de lui a ce point ? Il ne trouva pas la réponse. Après cette vision, voilà de nouveau un truc qui lui travaillait la tête. Bizarre…
Il alla prendre des fruits chez le marchand suivant et finît ses achats. Il partit vers la sortie du village à l’ouest avec encore tous les évènements récents dans la tête. Décidément, cette journée était mouvementée. Enfin, peut-être se faisait t-il des idées après tout. Cette femme avait quand même eu un comportement bizarre.
Il sortit du village et se dirigea vers les champs. A l’embranchement de la sortie du village, il prit à droite et continua son chemin jusqu’aux champs. Il rencontra le paysan à qui appartenaient les champs et travailla dur toute la journée. Il garda la vision de la marchande du village. Il fut bien payé par le propriétaire et entama son retour vers le village. Il continua   son chemin jusqu'au point de rendez-vous fixé entre lui et son frère. Il était un peu en retard. La nuit était tombée bien vite. Le village était vide d’homme désormais. Son frère était déjà là et il espérait qu’il ne l’avait pas attendu trop longtemps par simple souci de celui-ci.
- Tu es en retard ! Vite, on rentre.
Il paraissait assez pressé. La pleine lune éclairait de sa lumière le chemin d’Erwann et
Jidah. Ils entrèrent dans la forêt qu’Erwann connaissait si bien. Elle était très obscure, paraissait menaçante. On aurait presque put dire qu’elle épiait les deux jeunes hommes. Jidah marchait très vite. Un comportement bizarre selon Erwann. Il s’arrêta soudain, attentif à tout ce qui se passait. Erwann en fît de même. Les branches trahissaient quelques bruits. Des bruits indéfinissables.
- Tu ne bouges surtout pas ! Chuchota Jidah à son frère.
Ca commençait à filer la chair de poule à Erwann. Vraiment que d’événements bizarres ce jour-ci. Il n’avait jamais vu Jidah si perplexe. Heureusement, il contrôlait la situation, enfin, apparemment. Un craquement de branche se fit entendre trahissant des bruits de pas. La panique commença à submerger Erwann. On les avait suivis ! Il connaissait la forêt mieux que tout le monde et il n’avait même pas réussi à comprendre ça. Il s’en voulait un peu. Il remarqua qu’ils étaient, lui et son frère, enfermés entre deux zones surélevées de la forêt, le parfait endroit et le parfait moment - où l’obscurité était forte - pour attaquer. Il savait se battre et était plutôt fort, son frère aîné et son oncle lui avaient appris à combattre mais il n’avait pas pris sa dague. Il ne pensait pas qu’un aller-retour de sa maison au village voisin pût être dangereux. Il le faisait si souvent !
De nouveaux bruits de pas, puissants et lourds se firent entendre.
- Cours ! Cria Jidah
Mais c’était quoi ce bordel, pensa Erwann. Ce qui ne l’empêcha pas de courir comme un dératé. Il ne connaissait pas la menace alors autant la fuir. De toute façon il faisait confiance à son frère. Et pour courir, il courrait !
Soudain, Erwann découvrit leur poursuivant. Il courrait à leur poursuite, à travers les arbres de la forêt, très habilement. Jidah avait sorti ses deux grands poignards de sa tunique. Erwann resta proche de son frère qui l’attirait vers lui. L’homme ou la créature les rattrapa et sortit comme par magie de la forêt. Erwann ne pût s’empêcher de crier d’effroi. Ce n’était pas un homme mais bel et bien un monstre au vu de sa musculature et de son gabarit. Il ne le vit détaillement cependant. Le monstre passa immédiatement à l’attaque. Erwann s’écarta de Jidah et attrapa une pierre qu’il trouva au sol. La créature s’attaqua à Jidah. Elle essaya de frapper. Elle était très rapide mais Jidah parvint à éviter le coup sans pouvoir attaquer pour autant avec ses couteaux de peur de subir les coups de la créature. Elle continua à frapper mais s’était dans le vide. Souvent de justesse, Jidah parvenait à éviter les attaques. Erwann visa et lança la pierre sur la créature. Elle fût déstabilisée en pleine attaque et Jidah la poignarda à l’avant bras. Aucune réaction… Aucun cri ni révolte. Elle ne fût pas perturbée le moins du monde. Elle se retourna vers Erwann et lui courra dessus. Erwann, sans protection ni armes il ne pu esquiver le coup qui toucha ses côtes. Puis la créature la frappa violemment à la tête. Il tomba au sol, assommé et rata la suite des événements. Jidah leva les bras au ciel. La créature se retourna vers lui et bondit pour l’attaquer mais il abaissa ses bras dans sa direction et une gigantesque lumière apparue. La créature poussa son dernier cri et fût tué en plein vol. Erwann avait raté toute la scène, toujours assommé.
Ils étaient hors de danger. Jidah était essoufflé mais s’approcha de son frère encore assommé et porta ses mains au-dessus de son corps et le soigna par magie. Il fallait faire attention à ces sorts. Les sorts de soin utilisaient beaucoup d’énergie et étaient par ailleurs très dangereux après un combat comme celui-ci. Mais, non d’un chien que faisait une telle créature ici ? Ca ne présageait rien de bon…
Erwann se réveilla.
- Doucement, lui dit son frère. C’est bon, il n’y a plus rien à craindre.
Jidah enlaça son frère pour le réconforter puis s’écarta un peu. Erwann vit le corps du monstre.
- Comment…comment as-tu ? Commença t-il ne lâchant pas son regard du monstre.
- Comment je l’ai tué ? Il faut croire que les âmes bienveillantes étaient avec nous et que j’ai eu un peu de chance, dit il en esquissant un sourire.  
Il n’en cru pas un mot. Cette créature les aurait tués facilement. Il s’était évanoui et son frère devait lui cacher ce qu’il s’était passé. Il avait mal vu la créature dans la nuit, lors de l’attaque. Elle était pire que ce qu’il avait pensé. Elle était immense et terrifiante. De puissantes pattes et une musculature ultra développée. Jidah n’aurait pas dû survivre. C’était la première fois qu’il voyait une telle créature.
- Mais qu’est ce que c’est que ce monstre ? Demanda Erwann encore un peu sonné.
- On ne doit pas rester ici. Je t’explique en rentrant, tu veux bien ? Dit t-il en relevant son frère.
Il ne se le fît pas dire deux fois. Ils prirent le chemin de la maison et continuèrent hâtivement.
    Il avait été frappé à la tête, il posa une question intelligente à ce propos.
- Combien de temps suis-je rester évanoui ?
- Eh bien, environ une petite heure.
Ce qui était totalement faux. Jidah l’avait soigné, cinq minutes après, il était sur patte. Simplement son frère ne connaissait pas son identité de sorcier. Plus tard il le saurait, mieux ce serait pour lui et surtout pour sa sécurité. Erwann se posait tout de même des questions. Il avait reçu un violant coup aux côtes et aurait juré qu’une bonne paire avaient été touchées et même très amochées. Enfin, il aurait des explications une fois arrivé chez lui.
Ils ne parlèrent pas pendant leur retour chez eux, concentrés, tous les deux sur leur ouïe et leur vue pour éviter une nouvelle surprise. Vraiment ; quelle journée !

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